Critiques de théâtre, opéras, concerts (Marseille et région PACA), en ligne sur ce blog puis publiées dans la presse : CLASSIQUE NEWS (en ligne), AUTRE SUD (revue littéraire), LA REVUE MARSEILLAISE DU THÉÂTRE (en ligne).
B.P. a été chroniqueur au Provençal ("L'humeur de Benito Pelegrín"), La Marseillaise, L'Éveil-Hebdo, au Pavé de Marseille, a collaboré au mensuel LE RAVI, à
RUE DES CONSULS (revue diplomatique) et à L'OFFICIEL DES LOISIRS. Emission à RADIO DIALOGUE : "Le Blog-notes de Benito".
Ci-dessous : liens vers les sites internet de certains de ces supports.

L'auteur

Ma photo
Agrégé,Docteur d'Etat,Professeur émérite des Universités,écrivain,traducteur,journaliste DERNIÈRES ŒUVRES DEPUIS 2000: THÉÂTRE: LA VIE EST UN SONGE,d'après Caldéron, en vers,théâtre Gyptis, Marseille, 1999, 2000; autre production Strasbourg, 2003 SORTIE DES ARTISTES, Marseille, février 2001, théâtre de Lenche, décembre 2001. // LIVRES DEPUIS 2000 : LA VIE EST UN SONGE, d'après Calderón, introduction, adaptation en vers de B. Pelegrín, Autres Temps, 2000,128 pages. FIGURATIONS DE L'INFINI. L'âge baroque européen, Paris, 2000, le Seuil, 456 pages, Grand Prix de la Prose et de l'essai 2001. ÉCRIRE,DÉCRIRE L'AMÉRIQUE. Alejo Carpentier, Paris, 2003, Ellipses; 200 pages. BALTASAR GRACIÁN : Traités politiques, esthétiques, éthiques, présentés et traduits par B. Pelegrín, le Seuil, 2005, 940 pages (Prix Janin 2006 de l'Académie française). D'UN TEMPS D'INCERTITUDE, Sulliver,320 pages, janvier 2008. LE CRITICON, roman de B. Gracián, présenté et traduit par B. Pelegrín, le Seuil, 2008, 496 p. MARSEILLE, QUART NORD, Sulliver, 2009, 278 p. ART ET FIGURES DU SUCCÈS (B. G.), Point, 2012, 214 p. COLOMBA, livret d'opéra,musique J. C. Petit, création mondiale, Marseille, mars 2014.
Affichage des articles dont le libellé est Festival. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Festival. Afficher tous les articles

dimanche, juin 30, 2024

 

LES MUSICALES DE LA ROUTE CÉZANNE

Du 24 au 29juillet au 2024

Le Tholonet, Aix-en-Provence


Petit festival deviendra grand disais-je en 2021 en présentant ce tout nouveau festival, effet heureux du confinement du pianiste Christophe Bukudjian qui, comme un exorcisme le fondait et en assumait la direction artistique, avec la complicité souriante et chantante de la mezzo-soprano Stéphanie d’Oustrac. Le voici à sa quatrième année et, de trois jours, il passe à six, y proposant, selon sa première vocation, des événements musicaux variés, originaux et attractifs pour un public de toutes générations afin de toucher autant les connaisseurs que les néophytes et à des prix des plus abordables.

Première route classée de France en 1959, la route Cézanne sillonne un paysage, l’itinéraire du peintre légendaire entre Aix-en-Provence et ce Tholonet adossé à la Sainte-Victoire. Cézanne en fit, par ses tableaux, un lieu pictural universel mythique. Et c’est dans cet écrin naturel, sur ce fil conducteur artistique, enfilant des lieux patrimoniaux emblématiques, Musée Granet, Théâtre de l’Archevêché, à partir d’Aix même, qu’on pourra faire des étapes musicales : Château du Tholonet, Bains des Jésuites, église Saint-Joseph. Le festival propose des aubes et matins musicaux, des genres divers de musique en dialogue, savantes et traditionnelles, en écho (déjà avec la toile de fond de Cézanne) en vibrations avec la peinture en fonction de l’exposition ou collections permanentes du Musée Granet, dont le directeur sera le médiateur de ces accords musicaux et picturaux par une conférence. Mais le festival offre aussi des répétitions publiques, des présentations des œuvres au programme, des rencontres avec les artistes, des spectacles jeune public avec dossier pédagogique, des classes de maître assurant le nécessaire passage de relais aux élèves, les artistes en devenir...

Cette quatrième édition propose sept évènements originaux sur six jours.

Les Musicales ouvriront au Musée Granet le 24 juillet, avec un concert qui réunira la pianiste Célimène Daudet et la journaliste Anna Sigalevitch, où les œuvres de Debussy et Bizet seront mises en lien avec des tableaux de la collection permanente du Musée. Écoutons Célimène Daudet dans cet extrait de son disque que nous avions présenté ici, Haïti mon amour, dans cette langoureuse et nostalgique Meringue haïtienne populaire N°2, qui tient du merengue et de la habanera de la voisine Cuba :

1) https://open.spotify.com/intl-fr/track/5uugDUTHoq7ONZHhW2bWSJ?flow_ctx=00828348-6564-4d91-8abe-b07dee98064f%3A1718810065 

 

Le 25, le lendemain, notre Orchestre philharmonique de Marseille sera dans le parc du Château du Tholonet. Sous la direction musicale de Jane Latron, il nous envoûtera avec le lancinant Boléro de Ravel et le conte slave fantastique d’Igor Stravinsky, L’Oiseau de feu dans une version dont le chanteur et poète Yanowski sera le récitant. On ne manquera pas de souligner à ce programme également l’étoile montante de la trompette, Franz Maury, vingt ans, provençal d’origine, étudiant à l’Institut Curtis de Philadelphie, qui interprétera le fameux Concerto de notre Henri Tomasi marseillais.

Le 27 juillet, à 8 heures, aux Bains des jésuites, les amateurs de fraîcheur pourront baigner dans une Aube musicale : un récital de piano au lever du jour donné par Jodyline Gallavardin, jeune pianiste française ayant reçu le Prix de la Révélation musicale de l’année du Syndicat de la Critique. À parier qu’elle nous offrira le paradis musical de son dernier disque salué par la critique, Lost paradises, au programme : Ravel, Chopin, Granados, Beach, Lyapounov. Le concert sera suivi d'une conférence de Bruno Ely, directeur du Musée Granet. Café/croissant offerts et rencontre avec l'artiste à l'issue du concert

La troisième soirée, le 27 juillet, à 21 heures, les oiseaux du parc du Château du Tholonet seront réveillés, réactivés par la mezzo-soprano Lea Desandre, couronnée « Artiste lyrique de l’année 2022 » par Opus Klassik et aux Victoires de la musique 2024. Avec l’ensemble Jupiter et ses violons et cordes ailés, ce seront les affects passionnels de la musique baroque anglaise, Songs of passion, ‘ Henry Purcell et le dolent John Dowland. Nous l’écoutons dans un très bref air de fureur extrait de son dernier disque Amazones, les mythiques guerrières, extrait de Lea Desandre, L’Antiope de Pallavicino :

 

2) https://open.spotify.com/intl-fr/track/7Bc2OsVK4VBQs7k4eXzgOL

 

Sautons un jour : le festival se clôturera le 29 juillet avec l’Ensemble i Giardini, collectif de musiciens et artistes associés au festival depuis sa création en 2021. Autour de la soprano Anaïk Morel, ils proposent Nuit noire, nuit blanche, un concert de musique romantique dans le cadre onirique du Domaine Saint-Joseph, ancien domaine de Jésuites. Il sera précédé d’une montée aux flambeaux sur le chemin qui mène à Saint-Joseph. Après l’aurore, crépuscule et nuit en musique…

Avec son désir de transmission et de mise en valeur de jeunes talents prometteurs, le festival propose le 26 juillet à 9 heures, aux Bains des jésuites du Tholonet, une masterclass publique de Virgile Aragau, flûte solo de l’Orchestre philharmonique de Marseille, artiste associé du festival depuis sa création, en partenariat avec l’IESM d’Aix-en-Provence.

La date sautée dans cette présentation était le dimanche 28 à 21 heures, le concert événement de la grande chanteuse de fado Mariza dans le légendaire Théâtre de l’Archevêché d’Aix. Le fado, mot dérivé du fatum antique, la fatalité, est une chanson urbaine portugaise devenue folklorique au Portugal depuis les années trente et popularisée dans le monde par Amália Rodrigues. Marisa dos Reis Nunes est le nom de naissance complet de Mariza, née au Mozambique d’une mère métisse africaine et d’un père portugais en 1973. Elle est devenue célèbre et célébrée et couverte de prix dans le monde entier.et a ouvert le fado à des mélanges instrumentaux divers, du jazz aux rythmes africains. Nous écoutons sa version du Fado português, qui donne une origine poétique, marine et forcément sentimentale, à ce genre de chanson qui baigne toujours dans ce que les Portugais nomment la saudade, la nostalgie, qu’elle soit de la patrie au loin ou des amours perdues dans le lointain du passé révolu. J’en donne ici ma traduction, ma version exactement chantable et, à la suite le chant de Mariza et sa version très symphonique :

 

          Le fado est né sans doute

         Un jour de vent en déroute

         Où ciel et mer se confondent,

         Sous la voile d’un navire

         Où, quittant notre Vieux Monde,

         Un marin chante et soupire (bis) :

 

         «Adieu, mon pays, ma compagne,

         Mes champs, vallée et montagne,

         Feuillages, fleurs, fruits et branches !

         Vois-tu encore terres d’Espagne,

         Ou sables du Portugal, regard embué de larmes ? »

 

         II. Au loin se perd le rivage,

         Le marin voit un visage

         Et sa chanson qui expire

         Dit la femme qu’il désire,

         Mais il étreint une image,

         Serrant ses bras sur le vide (bis).

 

         « Mère, adieu ! Adieu, Marie !

         Garde-moi ta belle flamme,

         Car devant Dieu je te jure

         De faire de toi ma femme,

         À moins que Dieu ne me donne   

         Dans l’océan sépulture. » (Texte déposé B. P. SACD)

 

https://open.spotify.com/intl-fr/album/1EZAjJ38hVfwloosa7rzHx?uid=c93f70aff923b8c2fb5a&uri=spotify%3Atrack%3A5Q2JEL90mN2QkfYXdUVNBC

 

Informations et réservations :

www.lesmusicalesdelaroutecezanne.fr , infos pratiques et tarifs :

Tarif normal 25€ Tarif réduit 15€ (Exceptés les concerts Mariza et Aube musicale)

MARIZA/FADO À L'ARCHEVÊCHÉ : de 15 à 35 €

AUBE MUSICALE Tarif normal 20€ Tarif réduit 15€

Tarif réduit : étudiants, - de 26 ans, demandeurs d'emploi, personnes en situation de handicap

Accès aux masterclasses : gratuit sur réservation (dans la limite des places disponibles)

 ÉMISSION N° 758 de Benito Pelegrín


 

samedi, février 18, 2023

BAROQUE EN VOIX

 

XXIe FESTIVAL MARS EN BAROQUE

Du 4 au 31 mars 2023

         Vingt et un ans déjà que notre festival local et international, on a du mal a le croire. Fondé par nos amis Jean-Marc Aymes, habitant Marseille, professeur de clavecin au Conservatoire de Lyon, et la soprano Argentine María-Cristina Kiehr, sur les ailes de leur ensemble baroque Concerto soave, doux concert en effet, ce festival de musique baroque s’est forgé une réputation internationale. À part l’éclipse de la pandémie, qui le déplaça de mars en juin, c’est donc avec le renouveau de la belle saison, que nous arrive chaque année sa nouvelle floraison musicale, lyrique, chorégraphique, etc. Enrichi d’expositions, de conférences, de master classes, le plus simple est d’en retrouver les information complètes, la riche programmation dans les lieux les plus divers de la ville, la billetterie, sur le site, très bien fait et facile d’accès :

www.marsenbaroque.com

         Je me contenterai, en spécialiste du Baroque, « Par ma voix… », la mienne donc sur les ondes et cette transcription écrite, d’en commenter et présenter la thématique qui, cette année, est justement « Par ma voix… », avec des points de suspension qui suspendent le pan sans doute le plus caractéristique de la musique baroque qui s’inaugure, justement encore par la révolution de l’art vocal dont nous sommes encore les héritiers.

         Nous sommes à la frontière des XVIe et XVIIe siècles. Musicalement, c’est l’apogée de la polyphonie, le chant à plusieurs voix. Cette efflorescence de lignes de plus en plus virtuoses qui s’entrecroisent est un peu à la musique ce que la croisée d’ogives démultipliée est à l’architecture gothique flamboyante qui vit aussi son fastueux crépuscule. Cette pure virtuosité vocale, surtout en musique religieuse, ne manquait pas d’être critiquée, et depuis longtemps. Une bulle du pape Jean XXII la condamne en 1322 :

 

         « Certains disciples d’une nouvelle école, mettant toute leur attention à mesurer les temps, s’appliquent par des notes nouvelles à exprimer des airs qui ne sont qu’à eux. Ils coupent les mélodies, les efféminent par le déchant [c’est les ornements, les broderies vocales par des diminutions  de notes longues décomposées], les fourrent quelquefois de triples et de motets vulgaires, en sorte qu’ils vont souvent jusqu’à dédaigner les principes fondamentaux de l’Antiphonaire et du Graduel [les recueils fondamentaux des antiennes et de tous les chants de l'office], ignorant le fonds même sur lequel ils bâtissent, ne discernant pas les tons, les confondant même, faute de les connaître. Ils courent et ne font jamais de repos, enivrent les oreilles, et ne guérissent point les âmes. »

 

         On croirait déjà entendre Rousseau au XVIIIe siècle condamnant la célérité, la virtuosité gratuite de la musique « baroque », au sens négatif qu’il lui inflige.

 

 

         En ce XVIe siècle, l’Europe chrétienne, s’est déchirée entre catholiques et les protestants de la Réforme. Luthérienne. Le Concile de Trente (1545-1563) voulu par Charles Quint, qui n’en verra pas la fin, faute de pouvoir réconcilier les frères ennemis de son empire, lance la contre-offensive contre le protestantisme et devient la Contre-Réforme catholique. C’est un puissant mouvement qui renouvelle et régente minutieusement la vie religieuse du chrétien, du baptême à la mort en passant par le mariage qui est strictement codifié, qui est celui, règle par droit canon encore aujourd’hui le mariage catholique. La vie culturelle, les arts sont également réglementés, de l’architecture des nouvelles églises à la peinture nouvelle et confirme que le culte des images sacrées est licite. L’Europe catholique qui les accepte assimile lentement les décrets impérieux du Concile qui vont régenter pointilleusement la vie du chrétien et son entourage.

         Pour ce qui est de la musique, le Concile dénonce les excès de la polyphonie de la musique religieuse de la Renaissance, qui, tout à la « délectation de l’ouïe », en oublie le sens religieux de paroles devenues incompréhensibles à force d’entrecroisement de lignes vocales savantes et d’entrées décalées des voix sur le même texte de la sorte brouillé.

         Sinon tirée du registre religieux (mais une même musique pouvait servir un texte pour l’intérieur de l’église et un autre, pour l’extérieur) voici un bel exemple, une chanson d’amour profane, polyphonique, composée par Maddalena Casulana (c.1544 - c.1590), une compositrice pratiquement inconnue aujourd’hui, que le Festival fera renaître :Morir non puo il mio cuore, ‘Mon cœur ne peut mourir’ :

 

1) https://www.youtube.com/watch?v=pMTEXI1rdH8

 

         Ce type de chant polyphonique sera appelé la Prima prattica, le premier style, le style ancien. La musique religieuse, pour des raisons éthiques exige donc une simplification, que l’on confie à Palestrina. La musique profane, pour des raisons esthétiques, suivra aussi ce chemin :

         Or, à Florence, en cette fin de XVIe siècle qui rêve et instaure un siècle et un art nouveaux, dans la Camerata de’ Bardi’, le salon du Comte Bardi, un groupe d’artistes et d’érudits, de savants, (dont le père de Galilée, musicien), cherchent à recréer la tragédie antique dont on savait qu’elle avait des parties chantées sans qu’on sache comment. Au théâtre, évidemment, la compréhension du texte est essentielle : la musica rappresentativa, la musique scénique, pour le théâtre exige un retour à la monodie, au chant d’une seule voix avec des paroles compréhensibles. Et un accompagnement simplifié pour qu’on en puisse suivre aisément l’action, ce sera la basse continue. C’est ce qu’on appellera la Seconda prattica, la seconde pratique, le style nouveau, dont voici un exemple, le luth accompagnant discrètement, rivalisant avec la voix par des diminutions des valeurs longues, cet air de la vénitienne Barbara Strozzi, mise aussi à l’honneur par le festival, chanté ici par Raquel Andueza ; L'amante segreto, ‘l’amant secret’  de la tradition troubadouresque :

 

2) https://www.youtube.com/watch?v=cvDfCy6Wk7E 1’54’’

 

         La musique, ne noyant plus le texte, devient serve de la parole : prima la parola, dopo la musica, ‘d’abord la parole, ensuite la musique’ : c’est le « recitar cantando », « favellare in armonia », ‘réciter, jouer en chantant’, ‘parler en musique’, la longue ondulation d’une parole dont la musique suit les accents, les articulations, les « affetti », les sentiments exprimés.

         Ce qu’on n’appelle pas encore « opéra » (‘œuvre’ en italien) naît donc des recherches à Florence de ces artistes érudits avec Peri, Cesti et autres, puis Monteverdi, dont l’Orfeo (1607), sa ‘fable en musique’ semble l’aboutissement le plus accompli qui ouvre grand la porte du théâtre lyrique, le futur opéra.

         Pour l’heure, ce sont de fastueux spectacles inspirés de la mythologie antique qui permettait des effets de merveilleux. Ainsi, dès 1608, la Dafne de Marco da Gagliano, la nymphe harcelée par le dieu Apollon et qui, pour échapper au divin prédateur, se métamorphose en laurier contre lequel même un dieu libidineux se casse le nez, et s’en mord les doigts. Pas grave : le dieu Soleil ira se consoler avec con chouchou Jacinthe. Pas grave ? Dramatique puisque le bel Apollon, jouant au discobole avec son beau favori, lui tranche malencontreusement la gorge avec son disque solaire trop aiguisé. Du sang de l’amant mort, ce dieu décidément végétal et floral, fera naître la fleur appelé Jacinthe en l’honneur du bel amoureux sacrifié. C’étaient les métamorphoses traduites scéniquement et musicalement qui faisainet frémir et se pâmer les spectateurs privilégiés de ces merveilleux opéras baroques.

         Mais ce n’est pas cette première version de Galiano que donnera notre festival. C’est celle plus tardive d’un siècle, d’Antonio Caldara (1670-1736), grand musicien italien installé à Vienne, que nous entendrons à la Criée le 21 mars à 20h. Nous aurons le plaisir d’y retrouver notre amie María Cristina Kiehr, la soprano argentine, fondatrice avec Jean-Marc Aymes de ce festival, que nous coutons ici dans un air contemporain d’Alesandro Scarlatti, Bella madre de’ fiori  à partir de 7’16’’ pour l’ai ravissant de la tourterelle :

 

3)https://www.google.com/search?q=maria+cristina+kiehr+youtube&client=firefox-bd&ei=gR3tY5m2Co6RkdUP7fy8kAE&start=10&sa=N&ved=2ahUKEwjZ-tC7jZj9AhWOSKQEHW0-DxIQ8tMDegQIDxAG&biw=1373&bih=885&dpr=1#fpstate=ive&vld=cid:f93f53b4,vid:ovaZZiunEWw

 

         Dans la même Criée, nous aurons de la danse d’une de ses compatriotes établie en Belgique, Agostina D'Alessandro.

         Sortant de la mythologie, le Baroque met en scène des personnages romanesques des romans de chevalerie, dont des magiciennes. C’est à elles que la mezzo Lucile Richardot consacrera tout un programme que l’on prévoit envoûtant à écouter sa voix, ici en rien maléfique, puisqu’il s’agit du Psaume de Vivaldi Nisi Domiuns , «  Cum dederit… », accompagnée par le Collegium 1704 - Vaclav Luks

Nisi Dominus (Vivaldi) par lequel nous nous quittons :

4) https://www.youtube.com/watch?v=Etcoz2y89X0 FIN

 

XXIe FESTIVAL MARS EN BAROQUE

Du 4 au 31 mars 2023

 

Billetterie et information complètes

www.marsenbaroque.com

 

Emission N°660 de Benito Pelegrín, 16/02/2023

 

Calendrier

 

Du 4 au 13 mars

Prélude du conservatoire Pierre Barbizet de Marseille

 

Samedi 11 mars – Rencontre – conservatoire Pierre Barbizet de Marseille Salle Audoli

Présentation du disque Il Canto Nobile et de la résidence du baryton Romain Bockler

 

Dimanche 12 mars  – 17h – Temple Grignan - Concert

Une heure avec Buxtehude                                                             

Emmanuel Arakélian, orgue

Jean-Marc Aymes, clavecin

 

Lundi 13 mars  - conservatoire Pierre Barbizet de Marseille - Masterclass

Sébastien Daucé

 

Mardi 14 mars - 20h - Abbaye de Saint Victor - Concert

Membra Jesu Nostri, Dietrich Buxtehude

Ensemble Correspondances

 

Mercredi 15 mars  - 20h - Théâtre de l'Olivier- Istres  - Concert

Ténèbres et Lumière 

Ensemble Unacorda

 

Jeudi 16 mars - 20h30  - l’éolienne - Concert

Bach

Ensemble Ici en Deux

 

Vendredi 17 mars - 20h - église Saint Théodore - Concert

Lumière et Outrenoir

Ensemble Musicatreize

 

Samedi 18 mars  - 17h -  BMVR de L’Alcazar - Conférence

De Venise à Vienne : Caldara, le grand européen de l’opéra baroque

 

Samedi 18 mars et dimanche 19 mars 17h – Ballet National de Marseille - Spectacle

The Nature of Intimacy

Agostina D’Alessandro

 

Samedi 18 mars  - 20h – église Saint Théodore - Concert

Chiaroscuro

La Camerata Chromatica

 

Mardi 21 mars  - 20h - TNM La Criée  - Concert

La Dafne de Caldara

María Cristina Kiehr , Romain Bockler, Concerto Soave - Jean-Marc Aymes

 

Jeudi 23 mars  Conservatoire Darius Milhaud d’Aix en Provence- Masterclass

Tiago Simas Freire

 

 

 

 

Mercedi 22 mars - 18h - salle Musicatreize - Conférence

Maddalena Casulana et l’excellence des femmes : la preuve par l’exemple

Catherine Deutsch, musicologue

 

Jeudi 23 mars - 19h30 - église Saint Nicolas de Myre - Concerts

Maddalena et les magiciennes

Étudiants du CNSMD de Lyon

Concert en deux parties :

1-     Madrigaux de Maddalena Casulana

2-     Les magiciennes baroques

Vendredi 24 mars  – Conservatoire Pierre Barbizet de Marseille - Masterclass

Jean-Luc Ho

 

Vendredi 24 mars- 20H - Salle Musicatreize - Concert

Disposizione di Voce

Étudiants du CNSMD de Lyon

 

Samedi 25 mars 15h BMVR L’Alcazar – Film - Concerts

Femmes dans la Cité

Film : Conversations nocturnes – Martha Argerich

 

Lundi 27 mars – 19h – Archives départementales  - Concert

Il barocco napoletano

La Stagione Armonica

 

Mardi 28 mars – 20h - Temple Grignan  - Concert

From Schütz to Buxtehude

Bernard Foccroulle

 

Mercredi 29 mars  – 20h – église Saint Théodore - Concert

Il Canto Nobile

Concerto Soave - Jean-Marc Aymes

 

Vendredi 31 mars  - 20h30 - Abbaye de Saint Victor - Concert

Le voyage à Rome : du solo au quadruple chœur

Les Pages & les Chantres du Centre de musique baroque de Versailles

María Cristina Kiehr et l’ensemble Concerto Soave (Jean-Marc Aymes, dir. et orgue)

Direction : Fabien Armengaud




Une image contenant texte, clipart

Description générée automatiquement

mardi, août 23, 2022

PIANO FLEURI

 


FESTIVAL PIANO EN FLEURS 2022

Du 24 au 28 août entre le Conservatoire Pierre Barbizet et la Magalone,

Marseille

 

         Semé en 2021 sur un haut jardin de Marseille, ce festival Piano en fleurs, sans y prendre racine, porté par le vent généreux, a essaimé et fleuri dans toute la région, devenu itinérant, se posant dans d’autres jardins choisis pour y effeuiller une musique de choix sous les doigts délicats d’un florilège de pianistes virtuoses.

         Belle floraison en vérité, du 22 mai au 17 septembre 2022, autant dire un beau bouquet sur presque deux saisons, offrant généreusement ses pétales musicaux en des lieux qui ne les connaissaient pas : du Rove et Niolon à Barbentane, de Trets à Arles, en passant par Saint-Andiol et ailleurs.

         Nous le cueillons au passage lors de sa halte florale marseillaise du 24 au 28 août entre le Conservatoire Pierre Barbizet et la Magalone, une gerbe fleurissant le piano, au-delà de la musique classique, de libres rameaux de musiques improvisées et de jazz. On en trouvera toute la programmation et les infos sur les organisateurs, l’équipe et les partenaires sur le joli site suivant parfaitement établi :

 

https://pianoenfleurs.com/infos-pratiques/

 

         De la culture à l’agriculture, il n’y a qu’une syllabe, l’une nourrit l’âme, l’autre, le corps ; la culture, ça se cultive, comme la plante nourricière et la fleur. À l’art des jardins fleuris, horticulture, ce festival joint l’art culinaire artisanal d’une gastronomie artistique du terroir. Menu en attente, sans doute pour faire saliver les gourmands.

 

billetterie en ligne et sur place le soir du concert

les tarifs :

Normal : 25€

réduit : 15€ (étudiants, RSA et Demandeurs d’Emploi)

Solidaire : 8€ (Personne à Mobilité Réduite et son Accompagnateur)

Pass 1 jour : 40€ / 25€ (2 concerts)

Pass 3 jours : 100€ / 60€ (5 concerts)

Gratuit (Élèves des Conservatoires et enfants de -12 ans)

 

www.artsetmusiques.com

www.ninespirit.org

Rechercher dans ce blog