Critiques de théâtre, opéras, concerts (Marseille et région PACA), en ligne sur ce blog puis publiées dans la presse : CLASSIQUE NEWS (en ligne), AUTRE SUD (revue littéraire), LA REVUE MARSEILLAISE DU THÉÂTRE (en ligne).
B.P. a été chroniqueur au Provençal ("L'humeur de Benito Pelegrín"), La Marseillaise, L'Éveil-Hebdo, au Pavé de Marseille, a collaboré au mensuel LE RAVI, à
RUE DES CONSULS (revue diplomatique) et à L'OFFICIEL DES LOISIRS. Emission à RADIO DIALOGUE : "Le Blog-notes de Benito".
Ci-dessous : liens vers les sites internet de certains de ces supports.

L'auteur

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Agrégé,Docteur d'Etat,Professeur émérite des Universités,écrivain,traducteur,journaliste DERNIÈRES ŒUVRES DEPUIS 2000: THÉÂTRE: LA VIE EST UN SONGE,d'après Caldéron, en vers,théâtre Gyptis, Marseille, 1999, 2000; autre production Strasbourg, 2003 SORTIE DES ARTISTES, Marseille, février 2001, théâtre de Lenche, décembre 2001. // LIVRES DEPUIS 2000 : LA VIE EST UN SONGE, d'après Calderón, introduction, adaptation en vers de B. Pelegrín, Autres Temps, 2000,128 pages. FIGURATIONS DE L'INFINI. L'âge baroque européen, Paris, 2000, le Seuil, 456 pages, Grand Prix de la Prose et de l'essai 2001. ÉCRIRE,DÉCRIRE L'AMÉRIQUE. Alejo Carpentier, Paris, 2003, Ellipses; 200 pages. BALTASAR GRACIÁN : Traités politiques, esthétiques, éthiques, présentés et traduits par B. Pelegrín, le Seuil, 2005, 940 pages (Prix Janin 2006 de l'Académie française). D'UN TEMPS D'INCERTITUDE, Sulliver,320 pages, janvier 2008. LE CRITICON, roman de B. Gracián, présenté et traduit par B. Pelegrín, le Seuil, 2008, 496 p. MARSEILLE, QUART NORD, Sulliver, 2009, 278 p. ART ET FIGURES DU SUCCÈS (B. G.), Point, 2012, 214 p. COLOMBA, livret d'opéra,musique J. C. Petit, création mondiale, Marseille, mars 2014.
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lundi, octobre 14, 2024

 

Salon du livre métropolitain - Métropole Aix-Marseille-Provence (ampmetropole.fr)

 

CONFÉRENCE

Benito Pelegrín

De la maîtrise de soi à la conquête des autres :

Art et Figures du succès (Oracle manuel)

de Baltasar Gracián (1601-1658) ",

Livre de poche Points Seuil, 7€

 

SALON DU LIVRE MÉTROPOLITAIN

Du vendredi 25 au dimanche 27 octobre 2024

la Citadelle de Marseille, (Fort Saint-Nicolas),.

Entrée gratuite.

 

Le vendredi 25 octobre, de 14 à 15 heures, à la Citadelle, Cour du haut fort, Atelier résidence gauche, la première « Rencontre » est confiée à Benito Pelegrín, traducteur et écrivain. Spécialiste du Baroque, il a traduit aux éditions du Seuil l’œuvre complète de Baltasar Gracián, couronnée par un Prix de l’Académie française.


Le jésuite espagnol Baltasar Gracián (1601-1658), utilisé de La Rochefoucauld à Nietzsche, traduit par Schopenhauer, dans son art de la réussite en 300 aphorismes, semble avoir pressenti la société d’aujourd’hui :

—la transparence du politique : « Notable doublement qui note qu'on le note et qu'on l'annotera. Il sait que tout se sait, que les murs ont des oreilles et que la noire action aspire à voir le jour » (297) ;

—« N'est pas fautif qui fait la faute mais celui qui, une fois faite, ne la sait pas farder. […] Le crédit réside plus dans le secret que dans le fait et si vous êtes lubrique, ne soyez pas rubrique » (126) ; 

—le délit de faciès : « De rien ne sert d’avoir raison avec un visage qui a tort » (99) ; 

—l’auto-promotion : « Savoir vendre sa marchandise » ; « Valoir et savoir le montrer, c’est valoir deux fois » ;

—l’esbroufe médiatique : « C'est une grande adresse du savoir-vivre que de savoir vendre du vent. » (267) ;

—« Savoir sonder » ; « lancer des sondes » (291, 164) ;

—« Recevoir les informations avec méfiance » (80) ;

—« Sans mentir, ne pas dire toutes les vérités » (181) ;

—« Donner d'avance comme un cadeau ce que l'on devra donner ensuite comme un salaire. » (236) ;

—La démagogie : « Penser avec la minorité, mais parler avec la majorité .» (43) ;

« Ne pas condamner seul ce qui plaît à beaucoup. »(270) ;

—« Il vaut mieux être fou avec tous que sage tout seul. »(133)

 

    ÉCHOS DE PRESSE

 

TRAITÉS POLITIQUES, ESTHÉTIQUES, ÉTHIQUES

DE BALTASAR GRACIÁN

 

TRADUITS, PRÉSENTÉS ET ANNOTÉS PAR

BENITO PELEGRÍN

ÉDITIONS DU SEUIL, 940 PAGES

 

« Étoile de première grandeur » selon Lacan à côté de La Rochefoucauld (qui l’utilise comme plus tard Nietzsche), dans la tradition des moralistes européens, Baltasar Gracián (1601-1658) est surtout connu pour sa réflexion subtile et profonde sur les arcanes de la vie sociale et pour les conseils de comportement, toujours actuels, qu’il donne à ceux qui veulent réussir, dont l’homme politique ou le professionnel d’aujourd’hui peuvent tirer beaucoup de profits.

Pour la première fois, le lecteur de langue française trouvera rassemblés dans ce volume la totalité de ses Traités, dans une traduction nouvelle (depuis les XVII e et XVIII es siècles) ou la première traduction mondiale (Art et Figures de l’Esprit), empreinte d’une vraie beauté littéraire. Il pourra ainsi prendre toute la mesure d’une œuvre majeure qui, à travers les différentes figures que sont « l’honnête homme », « l’homme de cour », ou « le héros » ou le « Bel Esprit », s’interroge sur la destinée de l’homme, son rapport à la société, à la langue et à Dieu.

 

Benito Pelegrín, Professeur émérite des universités, écrivain, dramaturge, traducteur, est un des spécialistes européens les plus connus du baroque et de Gracián, qu’il a amplement traduit et commenté et auquel il a consacré un Doctorat d’État. Ses nombreux articles sur le sujet font. Il a consacré à Gracián plusieurs ouvrages, de nombreux travaux, quelques 5000 pages répertoriées déjà en 2001 par la bibliographie établie par Mme E. Cantarino qui en font, selon la critique italienne gracianesque, « il capo lavoro degli studi graciani », le chef de file des études gracianesques.

 

 EXTRAITS DE PRESSE

 

PRESSE NATIONALE

 

Gracián, le héros de la ruse…la plus belle leçon de cynisme et d’ambiguïté de l’histoire européenne. depuis presque quatre siècles, cette oeuvre n'a cessé de fasciner […] Un nouveau destin l'attend sans doute, avec cette première édition française, en un seul volume [des traités complets] de Gracián par Benito Pelegrín, qui depuis plus de trente ans a consacré un travail considérable à cet auteur et à son époque. On trouve ici tous les traités du maître de la ruse, à commencer par son coup de tonnerre initial, El Héroe (Le Héros), publié en 1647. (Roger-Pol Droit, Le Monde)

 

Gracián, le chant du cynique. Un des moralistes les plus modernes qui soient.  [l’Oracle manuel] est un des ouvrages majeurs de la pensée occidentale. La Rochefoucauld, La Bruyère, Voltaire, Chamfort, mais aussi Pascal, tous l’ont lu et s’en sont inspirés, de façon plus ou moins ouverte. La traduction qu’en propose aujourd’hui Benito Pelegrín donne un nouveau sens à ce livre, plus proche des intentions initiales de son auteur. (Patrice Bollon, Le Figaro)

GRACIAN, LE CHANT DU CYNIQUE

« On comprend pourquoi Gracián a également influencé Guy Debord : avec trois siècles d'avance, il fait sans le savoir une critique radicale des effets du capitalisme démocratique, spectaculaire et marchand ». (Philippe Lançon, Libération)

 

« Vous ne pouvez vous passer de l’édition des Traités de Baltasar Gracián, ce jésuite de génie » (Philippe Sollers, Le Journal du Dimanche)

« Schématiquement, les mouvements de masse synthétisent deux modes psychologiques de contrôle social : la fascination et la séduction. Dans les deux cas, la formule du philosophe espagnol Baltasar Gracian (1601-1658) reste valable : « Pour séduire, il faut réduire. » (Alexandre Dorna, Le Monde diplomatique).

PRESSE RÉGIONALE

« De la même trempe que Machiavel » (Jean Boissieu, La Marseillaise)

« Une résurrection. Le lecteur […] prendra un plaisir extrême à redécouvrir, grâce à Benito Pelegrín, l’une des œuvres les plus difficiles et les plus extraordinaires de la littérature espagnole. » (Jacques Lovichi, La Marseillaise)

« L’Art de la ruse […] A lire avec délectation. » (Corsica)

MAGAZINES ET REVUES

 « Sacré jésuite ! voici : Baltasar Gracián (1601-1658) enfin rassemblé et magnifiquement traduit et annoté par son connaisseur hors pair : Benito Pelegrín. […] Ce bouillant homme d'Eglise espagnol publia, au  XVII e siècle, des traités de morale d'une modernité saisissante. Ils ont inspiré La Rochefoucauld, Schopenhauer et Nietszche. Un régal ! » (Philippe Sollers, Le Nouvel Observateur) .

« Une bombe arrive, discrètement, attention, elle peut vous exploser à la figure à tout moment. Elle date du XVII e siècle ? Oui, mais elle est fraîchement réactivée, réamorcée, redoutablement efficace (…) elle a déjà explosé, elle explosera encore, elle traverse le temps.[…]  Pour (re)traduire l’ensemble, l’annoter et l’introduire,  nous avons droit au meilleur spécialiste de Gracián en France, Benito Pelegrín. » (Olivier Renault, Art Press)

« Le Machiavel espagnol. […] l'un des grands mérites des nouvelles traductions proposées par Benito Pelegrín est de rendre toute leur richesse et leur subtilité à des textes volontairement oraculaires et d'un laconisme extrême. » (Jean Blain, Lire)

« avec la première édition française de l'intégralité des traités politiques, esthétiques et éthiques de Gracian, traduits et présentés par Benito Pelegrín […] s'ouvre avec cette édition déjà indispensable une nouvelle ère de réception d'un projet grandiose d'édification morale, dont l'unité conceptuelle n'a pas fini d'éblouir ceux qui veulent voir clair dans l'existence.( Stéphane Floccari, Magazine littéraire)

« …je ne saurais trop vous recommander la lecture réjouissante des Traités polmitiques, esthétiques, éthiques de Baltasar Gracián, retraduits de manière épatante par Benito pelegrín. Ce classique de la littérature date de quatre siècles mais il n’a pas pris une ride. » (Patrick Poivre d’Arvor, Marie-France

« Ce qui importe, c'est de savoir comment réussir dans la société, comment exprimer pleinement ses dons, devenir ce que l'on est. Dans ce discours de la méthode [c’est le] sujet de ses principaux livres. » ( Claude Jannoud, Marianne)

« …Benito Pelegrín, avec une érudition sans faille, décortique l’œuvre « politique, morale, rhétorique, casuistique et psychologique, saluant au passage (et en allitérations) « la voltige verbale vertigineuse », soulignant l’ambiguïté du message de Gracián » (Jacques Lovichi, SUD)

« Machiavel de la vie sociale. […] Quatre fois centenaires, les brillants écrits de Gracián sont toujours d’actualité. » (Sean james Rosse, Numéro).

AUDIO-VISUEL

Télévision

« Benito Pelegrín, je lis ce que vous avez fait » [depuis 25 ans] . « Vous lui [à Gracián] redonnez vie […] On dira à quel point il peut être utile aujourd’hui. » (Jean-Pierre Elkabbach,  Bibliothèque Médicis, LCP, Canal 32, Clermont 1 ère, TLP Lubéron, TV5,  TV5 Monde (15 passages)

Radios  

«Esprit ambidextre» et qui sait toujours «discourir sur deux versants», Gracian est à la fois l’héritier des sophistes et de Machiavel ou Castiglione, mais l’idéal humain qu’il propose est universel, et ce «gouvernement de soi» il le veut à la portée de tout le monde. Pour cet art de la réussite et de l’efficacité, qui est l’enjeu principal de son oeuvre dans un monde où il faut user « des moyens divins comme s’il n’y en avait point d’humains et des moyens humains comme s’il n’y en avait point de divins», Gracian multiplie préceptes et paradoxes, aphorismes et maximes dans ce style concis, condensé, dans des jeux de langue et de sens (Francesca Isidori, France-Culture)

PRESSE ÉTRANGÈRE

Une étoile du baroque européen
. D’une étonnante modernité (…) l'écrivain et universitaire Benito Pelegrín (…) nous gratifie par ailleurs d'un passionnant appareil critique et d'une biographie. (Le Soir de Bruxelles).

Pour la première fois, le lecteur de langue française trouvera rassemblés en un volume la totalité des traités de Baltasar Gracin (1601- 1658), admirablement traduits et introduits par Benito Pelegrin, un des meilleurs connaisseurs du baroque européen et grand spécialiste de Gracián, à qui il a consacré un doctorat d'Etat. (Jacques Franck , Libre Belgique).

« La presse française dit des merveilles de Baltasar Gracián. La publication des Traités politiques, esthétiques, éthiques (Seuil, 940 pages) qui réunit les essais du jésuite aragonais a déclenché une avalanche d’éloges. » (La Vanguardia, Espagne)

ARTICLES EN LIGNE SUR LE NET

« Benito Pelegrín, spécialiste du baroque… a donné à Gracian « sa voix française tout en lui gardant son accent espagnol » (Pierre Assouline, La République des livres, Weblog du Monde)

« …je salue avec un enthousiasme majeur la publication d'une anthologie des essais politiques de Baltasar GRACIAN. (…). Il y a urgence à relire cet auteur qui nous en apprend plus sur nous mêmes que bien des penseurs contemporains. (All-Zebest)

CHAT

Philippe Lançon : «Gracián est un homme moderne»

Le journaliste de «Libération» a répondu jeudi 8 décembre aux internautes. Sujet du chat : les «Traités» de Baltasar Gracián, jésuite espagnol de l'âge baroque (XVIIe siècle), à qui l'ouverture du dernier supplément Livres était consacrée. (LIBERATION.FR )


 « Benito Pelegrín, qui se plaît à souligner que cet ouvrage serait un favori des milieux d'affaires et de la finance new-yorkais, reprend aujourd'hui cette traduction, qui fut la première en France depuis le XVIIème siècle, dans une nouvelle version, regroupée, revue et corrigée, au plus près de la langue originale et du style de Baltasar Gracián. » (Freud-Lacan.com)

« Remercions Gracián d’éclairer l’un des charmes des écrits situationnistes : un français classique, donc clair ; puis, abrupt, un frénétique farfouillis de dialectique, soudain terminé par une phrase si lumineuse, si intelligente, qu’on refuse de croire absurde le magma qui la précède. » (Traimond, Jean-Manuel, La littérature, arme situationniste).

« Du côté de Gracián... un penseur et un écrivain de génie (…) d'une actualité et d'une modernité brûlantes (…) Un régal ! » (Weblog Toccoli)

«  le dr.Cavaco est allé à Paris. Non pour visiter la Cinamathèque, non pour visiter le Louvre mais pour acquérir les fameux Traités politiques, esthétiques, éthiques de Baltasar Gracián… » (Baptista Bastos, Opinião)

 

jeudi, septembre 07, 2023

NE PAS OUBLIER


Passés -Présents. Mémoires, traces et trauma de la dictature dans les arts au Chili

Bibliothèque l’Alcazar Marseille, Auditorium,

14&15 septembre 2023

 

         Il y a des événements, horribles, qu’on voudrait n’avoir jamais à commémorer, qu’on ne voudrait pas rappeler à la mémoire. Mais les chasser de la mémoire, les oublier par confort, par mauvaise conscience historique souvent, serait lâcheté et trahison. Il est facile de se croire sourd en se bouchant les oreilles, et aveugle en fermant les yeux. Mais les intellectuels, les artistes, les médias avons ce devoir impérieux de mémoire, quitte à secouer le confort cotonneux de l’oubli. Ainsi, tout douloureux que me fût ce texte, j’ai voulu, il y a deux semaines, publier en anniversaire de « La rafle oubliée du 26 août 1942 », une petite pièce qu’on m’avait commandée, Enfants perdus dans la nuit, le brouillard, que j’avais écrite sur les enfants juifs raflés dans notre région par la police de Vichy, dont on sait ce que fut, avec leurs parents, le triste destin, du camp des Milles à Auschwitz.

         Même dans l’Histoire, il n’y a pas de compartiments étanches dans la propagation du mal et, du fascisme nazi à celui des dictatures argentines et chiliennes, il n’y a qu’un Atlantique vite franchi, les tortionnaires ou leurs sinistres disciples trouvant un vaste terrain pour y exercer leurs monstrueux talents.

         J'ai donc  reçu Mathieu Corp, Maître de conférences à l’Université d’Aix-Marseille, pour nous parler des Journées d’étude qu’il organise à l’Alcazar et autres lieux, dans le cadre des commémorations des 50 ans du coup d’État militaire au Chili.

         Mais rappelons, même brièvement les faits :

         Le 11 septembre 1973, un coup d’État militaire, dirigé par le général Pinochet, renversant un régime légitime, mettait "un arrêt brutal au processus de transformations sociales profondes initié par le gouvernement socialiste de Salvador Allende", dans ce Chili démocratique jusque-là, si paisible qu’on le voyait comme une exception dans la tumultueuse Amérique latine. Allende se suicide plutôt que de se rendre dans son palais assiégé. Des milliers de morts, de prisonniers, de disparus, dont les tortionnaires chiliens, comme les argentins, tirant avec cynisme les leçons du nazisme transparent qui consignait administrativement, méticuleusement, ses exactions et crimes, ont pris soin de n’en pas laisser de traces : on en cherche toujours les corps. Des milliers d’exilés, les grands noms de la culture, les intellectuels, le grand poète Pablo Neruda mourant douze jours après dans une clinique, peut-être empoisonné selon des recherches en cours .

       L’Histoire a tranché et jugé : l'approche  de ces journées de Mathieu Corp est autre, son colloque interroge l’Histoire, le passé dictatorial, dix-sept ans, à travers un relecture dans l’image et le paysage. On en lira les axes dans le programme que je retransmets, élargi à d'autres manifestations dans le contexte des événements organisés à Marseille entre le 9 et 17 septembre, que l'on trouvera  en détail sur le site. On soulignera l'intérêt du cycle de films programmé par Francisca Lucero, qui se tiendra toute la semaine au Videodrome 2, Cours Julien, avec une ouverture le 11 septembre au cinéma Les Variétés.

         Nous nous quittons avec une chanson connue dans le mon entier, de Violeta Parra, qui ne connut pas la dictature car suicidée en 1967, mais ses enfants, dont Àngel, a subirent lourdement, Gracias a la vida, un hymne à la vie malgré tout :

 https://www.youtube.com/watch?v=w67-hlaUSIs

 

     ÉMISSION N°685 DE BENITO PELEGRÍN


 

     

Contact : mathieu.corp@univ-amu.fr 

 

Passés Passés-Présents. 

 Mémoires, traces et traumade la dictature dans les arts au Chili

14&15 septembre 2023

Bibliothèque l’Alcazar Marseille Auditorium

Journées d’étude organisées dans le cadre des commémorations des 50 ans du coup d’État militaire au Chili

Contact : mathieu.corp@univ-amu.fr

Cinquante ans après le coup d’État du 11 septembre 1973, comment ce traumatisme historique continue- t-il de hanter la création artistique chilienne ? Depuis les ressources de la littérature, du théâtre, du cinéma, de la danse et des arts visuels, les artistes interrogent les relations de la société chilienne avec son passé dictatorial, ainsi que les traces d’une conflictualité qui persiste dans le présent. Médiatisant les violences et les crimes de la dictature, les difficultés du deuil, de l’exil et d’une identité fragmentée, depuis la fin de la dictature en 1990 la production culturelle chilienne met en évidence et réélabore les conditions tron- quées de fabrication d’une mémoire collective.

Ces journées d’études s’inscrivent dans le contexte des événements organisés à Marseille entre le 9 et 17 septembre pour commémorer les Cinquante ans du coup d’État. Un cycle de films programmé par Francisca Lucero se tiendra toute la semaine au Videodrome 2 avec une ouverture le 11 septembre au cinéma Les Variétés. L’artiste scénique Pamela Pan- toja présentera son spectacle « Je tirerais pour toi » le 16 septembre, à ARCHAOS Pôle National Cirque. Le 11 septembre un collectif d’artistes chilien·nes pré- sentera la performance « Nuestras Piedras »au Petit Théâtre de la Friche Belle de Mai.

Jour 1. 13h/18h

1. Cinquante ans du coup d’État :
traces et relectures du passé dictatorial dans l’image et le paysage.

Jeudi septembre

13h00-13h30

Accueil du public, des participant·es et mots de bienvenue

13h30-14h00

Investir le regard, lectures et relectures des images de la dictature. Suite à la révolte du 18 Octobre 2019 et à cinquante ans
du coup d’État chilien.

Javiera Medina,

Professeure à la Escuela de Creación Audiovisual, Universidad Austral de Chile.

14h30-15h00

Lire le passé dans le présent :
pour une réactivation sensible des traces de la dictature dans le paysage.

Maira Mora,

Docteure en esthétique,
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Institut ACTE.

Pause

2. Les stigmates de la dictature dans les arts visuels depuis 1990.

16h00-16h30

Un couteau dans le désert.
Traces et mémoires des violences d’État dans le désert d’Atacama, dans
Ejercicios de Aridez de l’artiste Celeste Rojas Mugica.

Mathieu Corp,

Maître de conférences, Aix-Marseille Université, Centre Aixois d’Études Romanes.

17h00-17h30

Por la vida. Réclamer le corps dans les pratiques

artistiques et activistes chiliennes depuis 1980.

Roberta Garieri,

Doctorante Université Paris 1, Bibliotheca Hertziana - Max Planck Institute for Art History, Commissaire d’exposition.

2023

Cette journée est suivie d’une projection spéciale au cinéma le Videodrome 2 (49 Cours Julien, Marseille).

20h30. Videodrome 2

Programme d’Art Vidéo : Fragments qui résistent : mémoires du passé dans l’art contemporain chilien depuis 1990.

Présenté par Roberta Garieri et Vania Montgomery.

14

Jour 2. 13h/18h

3. La création artistique et l’histoire officielle : contre-récit et mises en scène du corps.

13h30-13h45

Accueil du public et des participant·es

13h45-14h15

Quel est le trauma de la cueca après avoir été déclarée « danse nationale » en 1979 pendant le régime militaire ?

Fernanda Cabaluz,

Docteure en ethnomusicologie (EHESS, Paris), attachée à la maison des langues de l’Université de Poitiers.

14h45-15h15

De la mémoire en chair et en os :
le travail de l’artiste visuel et écrivain chilien Pedro Lemebel.

Carolina Navarrete Higuera,

Docteure en littérature, Université Lumière Lyon 2.

15h45-16h15

Représenter les coupables : quand le théâtre

chilien dénonce l’impunité par le rire.

Célia Jésupret,

Doctorante en arts du spectacle, Université Lumière Lyon 2.

Pause

4. De la création comme lieu de mémoire à la création de lieux de mémoire : médiations artistiques et muséales.

17h00-17h30

Récits publics, lectures privées :
la rencontre des mémoires
au Musée de la Mémoire et des Droits de l’Homme à Santiago du Chili.

Malena Bastias Sekulovic,

Sociologue, Docteure en science politique, Institut des sciences sociales du politique, Université Paris Nanterre.

Vendredi septembre

15 

Jour 2. 13h/18h

3. La création artistique et l’histoire officielle : contre-récit et mises en scène du corps.

13h30-13h45

Accueil du public et des participant·es

13h45-14h15

Quel est le trauma de la cueca après avoir été déclarée « danse nationale » en 1979 pendant le régime militaire ?

Fernanda Cabaluz,

Docteure en ethnomusicologie (EHESS, Paris), attachée à la maison des langues de l’Université de Poitiers.

14h45-15h15

De la mémoire en chair et en os :
le travail de l’artiste visuel et écrivain chilien Pedro Lemebel.

Carolina Navarrete Higuera,

Docteure en littérature, Université Lumière Lyon 2.

15h45-16h15

Représenter les coupables : quand le théâtre

chilien dénonce l’impunité par le rire.

Célia Jésupret,

Doctorante en arts du spectacle, Université Lumière Lyon 2.

Pause

4. De la création comme lieu de mémoire à la création de lieux de mémoire : médiations artistiques et muséales.

17h00-17h30

Récits publics, lectures privées :
la rencontre des mémoires
au Musée de la Mémoire et des Droits de l’Homme à Santiago du Chili.

Malena Bastias Sekulovic,

Sociologue, Docteure en science politique, Institut des sciences sociales du politique, Université Paris Nanterre.

 

RENTRÉE DE MUSICATREIZE

 CENTRE NATIONAL D'ART VOCAL

    Rendez-vous dès demain pour le festival    
   La Rentrée des Choeurs - Vingt lieux sur la mer 2023   

Festival gratuit
Du 8 au 10 septembre 2023

La quatrième édition de la Rentrée des Chœurs – Vingt Lieux sur la mer, à l’initiative du CD13 mais cette année encore également avec l’aide de la Fondation Bettencourt, porte haut les couleurs du chant choral.
Jouques, Roquefort-la-Bédoule, Septèmes-les-Vallons et Marseille font résonner les voix de chœurs qui pour la plupart sont des nouveaux-venus dans ce rendez-vous, aujourd’hui incontournable, consacré à la voix chantée. Délectez-vous des voix du chœur arménien Sahak-Mesrop, réjouissez-vous avec Les Polyphonies bourlingueuses et Les Baladins de l’Estello. Fredonnez, encore mieux chantez et vibrez avec Free Son, N’Hommades ou Décibels & cie. Découvrez le Chœur de l’INSPE et ses rythmes endiablés. Enchantez-vous des voix du Chant du voisin et de Dulcisona. Retrouvez les voix féminines d’Hymnis ou l’ensemble baroque l’Albizzia qui vous ont déjà séduits. C’est avec joie que l’Ensemble Musicatreize partage le concert d’ouverture avec Les Offrandes Musicales qui chantent le Requiem de Jean Richafort.
Musicatreize offre une Héroïque Fantaisie au public, nouvelle page de musique en forme d’oeuvre-gigogne mêlant professionnels et chœur amateur, composée par Benjamin Dupé. Rejoignez l’Ensemble Musicatreize encore pour le concert de clôture dirigé cette fois par
Sigvards Klava qui nous propose d’aller, au nord de l’Europe, à la découverte des musiques des pays baltes. La variété des programmes, l’engagement de tous ces chanteurs, la qualité croissante des chœurs amateurs témoignent de la vitalité de l’art vocal dans le département des Bouches-du-Rhône. Treize ensembles, un hasard, s’unissent pour vous offrir de très beaux moments de musique.

Ne soyez pas avares de votre venue à tous ces concerts,
l’entrée est libre et la sortie joyeuse !

- Roland Hayrabedian, directeur artistique


Programme


Vendredi 8 Septembre _ 20h _ Église Saint Laurent, Marseille
CONCERT D'OUVERTURE DU FESTIVAL


Les Offrandes Musicales
-
Direction : Jérôme Cottenceau
L'Ensemble Musicatreize
-
Direction : Roland Hayrabedian
Le chœur interprofessionnel Meridiem Borealis
-
Direction : Alain Joutard

 

L'Ensemble Musicatreize partage le concert d’ouverture avec Les Offrandes Musicales qui chantent le Requiem de Jean Richafort. Musicatreize offre une Héroïque Fantaisie au public sur le thème des Douze travaux d'Hercule, nouvelle page de musique en forme d’œuvre-gigogne mêlant professionnels et chœur amateur, composée par Benjamin Dupé.
GRATUIT - RÉSERVEZ VOS BILLETS

Samedi 9 Septembre _ 11h _ Salle Musicatreize, Marseille
ATELIER TOUT PUBLIC

 

Atelier d'harmonie et improvisation vocale avec le professeur de chant et de direction de chœur Alexis Gipoulou.
Le but de cet atelier est de développer son oreille harmonique et son écoute des autres, en trouvant sa place au sein d’un petit effectif de solistes.

GRATUIT - RÉSERVEZ VOS BILLETS

Samedi 9 septembre _ 17h _ Centre culturel Louis Aragon, Septèmes-les-Vallons
CONCERT - CHANTS D'AILLEURS


Les Baladins de l’Estello
Direction : Danielle Stéfan
Chœur arménien Sahak-Mesrop
Direction : Garik Kiurkchian
Les Polyphonies bourlingueuses
Direction : Vincent Cladère
 

Un programme original et dynamique, alliant variété internationale, musique traditionnelle arménienne et musiques du monde.

 
GRATUIT - RÉSERVEZ VOS BILLETS

Samedi 9 septembre_ 20h _ Eglise Saint Pierre, Jouques
CONCERT - HONNEUR AUX DAMES !

 

Dulcisona
Direction : Anne Périssé dit Préchacq
Chœur de l’INSPE Aix-Marseille Université
Direction : Mayelin Perez Hernandez

Le Chant du voisin
Direction : Cati Delolme

 

Honneur aux dames cheffes de chœur à l'occasion de ce concert 100% direction féminine !

GRATUIT - RÉSERVEZ VOS BILLETS

Dimanche 10 septembre_ 11h _ Salle Musicatreize, Marseille
CONCERT - MATINÉE MUSICALE

 

Hymnis
Direction : Bénédicte Pereira — Piano : Marion Liotard
Ensemble L’Albizzia
Direction : Benoît Dumon

 

La première partie du concert est dédié aux compositrices. Qu’elles soient inspiratrices de la création par la singularité de leur destin ou créatrices elles-mêmes, ces femmes ont réussi à surmonter les préjugés de leur époque sur les incapacités créatrices des femmes et ont produit des œuvres musicales remarquables.

Suivi en deuxième partie d’une promenade champêtre et joyeuse, à dos d’oiseaux guillerets !
 

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Dimanche 10 septembre_ 16h _ Centre culturel André Malraux, Roquefort-la-Bédoule
CONCERT - VIBREZ !


Décibels & Cie
Direction : Noémie Debleds
Free Son
Direction : Cyrille Martial
N’Hommades
Direction : Robert Nageli

 
Musiques françaises, jazz & soul, musique brésilienne, polyphonies populaires, chants traditionnels du monde se rencontrent à l'occasion de ce concert où le public est invité à vibrer !
 
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Dimanche 10 septembre_ 17h _ Église Saint Laurent, Marseille
CONCERT DE CLÔTURE - MUSIQUES DU NORD

 

Ensemble Musicatreize
Direction : Sigvards Klava

 

L'Ensemble Musicatreize est dirigé par Sigvards Klava, grand spécialiste de la musique vocale du nord de l’Europe. C’est le compositeur Arvo Pärt qui encadre ce programme sublimé par les voûtes de l’Église Saint-Laurent. Les œuvres de Mazulis, Vasks, Karlsons, nous font voyager dans les pays Baltes (Estonie, Lituanie, Lettonie). Un concert de clôture à ne pas manquer !

 

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La Rentrée des choeurs - édition 2021

La Rentrée des Chœurs - Vingt lieux sur la mer est un événement initié en 2020 par le Département des Bouches-du-Rhône.
Porté par : Musicatreize, Centre National d'Art Vocal, dédié aux pratiques amateures et à l'art vocal sous toutes ses formes.
Avec le soutien : du Département des Bouches-du-Rhône, de la Fondation Bettencourt Schueller, de la SACEM, la SPEDIDAM, la Maison de la Musique Contemporaine, des communes de Jouques, Marseille, Roquefort-la-Bédoule et Septèmes-les-Vallons, ainsi que du cercle populaire de Septèmes-les-Vallons.



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Retrouvez toute la programmation sur
www.musicatreize.org


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